Les disciples autrefois avaient été frappés d’incapacité dans leur service, car trois choses leur manquaient : la foi, la prière et le jeûne (Marc 9:18, 19 et 28, 29). La foi compte sur Dieu et sur Dieu seul, elle croit en sa puissance et ne croit qu’en sa puissance ; tandis que les moyens humains témoignent d’une certaine confiance, inavouée peut-être, en l’homme et en ses ressources. Un chariot neuf tiré par des bœufs, cela semble tellement mieux, pour porter l’arche, que les épaules des Lévites ! Mais les bœufs bronchèrent, Uzza étendit sa main pour saisir l’arche et fut aussitôt l’objet du jugement de Dieu, David s’irrita et eut peur de Dieu, et l’arche ne put être ramenée à Jérusalem. Tels sont les résultats de ce qui n’a pas été fait « conformément à l’ordonnance » ! Tandis que lorsque David et le peuple agissent dans l’obéissance à la Parole, Dieu aide les Lévites ; il n’est pas dit comment, mais un secours spécial leur fut accordé, celui que Dieu donne toujours à ceux qui se trouvent à la place où Il les veut et qui servent selon sa pensée. Quand on ne croit pas que Dieu peut tout et que seul Il peut tout, on essaie de faire, avec beaucoup de zèle, ce que l’on pense que Dieu ne pourrait pas faire ! Par la prière, nous manifestons notre dépendance de Dieu et notre confiance en Lui ; dans le jeûne, nous nous abstenons de ce qui nourrit la chair et nous empêcherait par conséquent de discerner la volonté de Dieu (Romains12:1-2). Remarquons, à ce propos, que, bien souvent, nous sommes persuadés de ne pas agir par la chair parce qu’il n’y a rien dans notre action de ce qui caractérise « les œuvres de la chair » telles que les énumère Galates 5:19-21 ; mais la chair revêt d’autres aspects et, notamment, un aspect religieux qui est sans doute le plus dangereux de tous. C’est dans ce domaine que la présence de la chair est, plus que partout ailleurs, difficile à discerner : elle se dissimule sous les plus belles apparences de piété ; ce n’est pas autre chose que de l’hypocrisie. Bien des activités extérieures que l’on croit être spirituelles ne sont peut-être, au fond, que des activités charnelles. La chair se complaît toujours dans une grande activité ; si le jeûne n’est pas réalisé, dans le secret avec Dieu, la chair se manifeste, il n’y a plus le discernement de la volonté divine et l’on est ainsi amené à faire ce qui est mal, aux yeux de Dieu, tout en croyant fermement accomplir le bien. Que Dieu nous fasse grâce!

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